Être présent, une forme de soins

benevoles_findevie_300« Combien de temps cela va t-il durer ? », c’est cette question, à laquelle bien sûr elles n’ont pas de réponse, que les bénévoles présentes aux côtés des personnes en fin de vie entendent le plus de la bouche des familles. La question peut à priori choquer.
Il faut avoir vécu une fin de vie pour saisir combien le malade et ses proches réagissent comme ils peuvent, dans la confusion de leurs sentiments, la peur et la vie même qui continue, sans égard pour leur période de chagrin.
Réjane, Françoise, Patricia et toutes les autres (et oui en grande majorité des femmes) donnent du temps et offrent une présence à des personnes parfois très seules. En toute humilité. Je vous invite à faire leur connaisance.
C’est ici.

Découvrez aussi le beau témoignage de Stéphane Robert sur la fin de vie de son frère, mort trop jeune, entouré des siens et, selon ses directives anticipées, à domicile et presque dans une sorte de célébration…
Par ici.

Dans ma bulle ?

bulle– « Tu te coupes du monde, tu vis dans une bulle ! Il est temps que tu en sortes ! Que tu prennes du temps, pour toi. »
– « Est-ce que je vis dans une bulle ? Est-ce que je me suis coupée des autres ? Est-ce qu’il est temps de faire quelque chose ? »

Cette réflexion me remue. Profondément.
Je revois ma vie comme un film, du moins les six dernières années…
Ma maman, de plus en plus perdue et, après deux années d’incertitude, le verdict en un seul mot : Alzheimer.

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Prendre le large !

Dans ces « Archives » sont rassemblés des articles sur des personnes rencontrées il y des années (ici 2002) mais dont les propos ne me semblent pas datés. J’avais envie de vous les faire entendre…

Prendre le largeColine a 15 ans et elle voudrait vivre comme elle l’entend. Coline n’a que 15 ans et ses parents veulent qu’elle vive comme ils l’entendent. D’un côté et de l’autre, difficile d’écouter ce que l’on n’a pas envie d’entendre… Coline a l’âge où tout est noir ou blanc, les paroles définitives, les émotions exacerbées, les miroirs déformants, le portable un défouloir, les amies une famille, la famille une corvée !

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L’épreuve de l’autre et la confrontation à soi-même

J’entendais récemment évoqué un homme en situation de handicap qui confiait que sa plus grande souffrance était que les seules personnes venant le voir étaient payées pour cela… A quelques jours d’intervalle, je discutais avec une retraitée qui me disait combien il lui était plus facile, en tant qu’aidante professionnelle, de s’occuper de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer que de sa propre mère, elle aussi touchée par la maladie. Ces deux personnes abordent des questions difficiles, sans réponse évidente, car chacun d’entre nous est unique dans sa manière d’être à l’autre et dans ce qu’il attend de cette relation à l’autre…

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Clin d’oeil sur les âmes discrètes

Un ami vient de m’envoyer un lien vers un Eloge de la retenue sur les réseaux sociaux, un article d’Erwan Desplanques, publié en janvier 2014. J’ai apprécié la lecture de cet article, notamment les derniers paragraphes qui évoquent deux ouvrages :

  • La Discrétion, de Pierre Zaoui, éd Autrement ;
  • La peur de l’insignifiance nous rend fous, de Carlo Strenger, éd Belfond.

Des ouvrages qui parlent d’aller à rebours des obsessions contemporaines méritaient bien un clin d’oeil ! Je partage avec vous cette jolie citation de Pierre Zaoui, extraite de l’article :

« Les âmes discrètes sont les fondations du monde : sans elles plus rien n’existe sinon des miroirs vides. » Bel éloge de ces personnes et d’une « capacité à être là sans s’imposer, à se donner sans s’exhiber, à percevoir sans dominer ».

Je pense aller me frotter à ces bouquins là…

A chacun son rythme…

Mains-vieux

L’autre jour, je me mets dans la queue à une caisse de supérette. Un monsieur âgé est sur le point de payer. Il fouille son portefeuille, sort des tickets de caisse, une liste de courses. Ses gestes sont lents, très lents, trop longs pour l’hôte de caisse (on les appelle ainsi je crois) qui montre déjà des signes d’impatience. Il lève les yeux en l’air, sifflote nerveusement, ébauche un sourire crispé aux autres clients dont je fais partie.

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